Retour sur l’UBT d’Undecember

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Undecember Header

Undecember fait parler de lui depuis quelques mois maintenant et il est temps après une semaine de beta de faire un petit tour d’horizon sur ce que le jeu propose, sur ce qu’il y a de bon et ce qu’il y a de moins bon. Sorti de nulle part, ce nouveau hack and slash réalisé par Need Games et édité par Line Games en Corée et à destination d’une sortie globale sur mobile et PC vaut-il que l’on s’y intéresse ?

La première chose qui peut surprendre sur ce jeu est le fait qu’il soit à la fois mobile et PC. Comment les développeurs ont réussi à faire en sorte de garder la même expérience sur deux supports si différents ? Et à quel point l’expérience mobile est-elle venue s’incruster dans la version PC ?

La réponse est simple : Undecember est avant tout une expérience mobile. Le directeur du jeu a d’ailleurs déclaré que l’expérience de jeu était meilleure sur cette plateforme et qu’hormis une interface légèrement différente c’était totalement similaire. À tel point que l’on retrouve un système de récompense à chaque action réalisée, offrant quelques pièces et composants de fabrication, habituel sur mobile, mais qui pourra surprendre les joueurs sur PC.

Outre ce point auquel on s’habitue assez vite le jeu reste identique, ce qui veut dire que graphiquement il sera très correct sur mobile et un peu moins par moments sur PC, sans pour autant que l’on puisse dire qu’il soit dépassé ou en-dessous de la concurrence. 

Pour ce petit retour d’expérience, je parlerai essentiellement de la version PC du jeu à laquelle j’ai le plus joué. Mais il est bon de noter que la force du jeu est de pouvoir passer d’une plateforme à l’autre, avec le même personnage et la même progression, en tout cas en Corée à condition d’avoir un compte Line Games connecté sur les deux plateformes. Une fonctionnalité que l’on n’avait pas vue pour le moment sur ce genre de jeu. 

Undecember

Diablo-like ou nouveau PoE ?

Difficilement descriptible, Undecember est un mélange de tout ce qu’il se fait actuellement, comme si les développeurs avaient pioché dans toutes les directions, afin d’en faire un hack and slash moderne, où on ne peut réellement dire s’il est une copie de tel ou tel jeu. 

Le système de sorts est très proche de celui de Path of Exile, proposant des compétences qui peuvent être reliées à six runes maximum, permettant de modifier leur comportement. Il est également possible d’augmenter leur niveau ou encore de les modifier en qualité. 

Cela leur permettra de gagner en efficacité, d’augmenter leurs dégâts, de diminuer les temps de recharge, de lancer une autre compétence, etc.

Pour cela il faudra s’appuyer sur de nombreux composants de fabrication qui seront nécessaires, afin d’obtenir le nombre de liens souhaités, les couleurs, ou encore les directions. Un peu comme si vous utilisiez des jewellers, des fusings, ou des chromatiques.

undecember skill tree

L’itemisation est quant à elle des plus classiques, on retrouve un personnage pouvant porter onze pièces d’équipement. Chaque pièce possède une base : armure, bouclier, ou esquive qui correspond aux trois archétypes disponibles (guerrier, mage, ou archer).

Cependant, tout comme Wolcen, le jeu ne propose pas de classe à proprement parler, ce sont les sorts et les armes qui feront le personnage. Il sera alors possible de jouer un personnage utilisant des sorts magiques, ayant une armure basée sur l’esquive et utilisant une épée ou une hache. Bien entendu, quelques restrictions existent, et il faudra dépenser des points dans les statistiques de force, de dextérité ou d’intelligence. 

Le nombre de lignes de statistiques sur un objet dépend de sa qualité. Et tout comme les sorts, de nombreux composants de fabrication permettent d’en ajouter, d’en modifier ou d’en retirer. Il est également possible d’améliorer sa rareté à une exception, les objets légendaires ne peuvent pas être modifiés.

undecember craft

En plus des sorts et de l’équipement, le jeu repose sur un système de passifs, disposés sous forme de constellations appelées zodiac. Il est possible d’investir des points dedans, afin d’en obtenir les bonus associés. Un nombre de points minimum est requis pour débloquer les constellations suivantes. 

Il n’y a pas de totale liberté… toutefois chaque constellation propose différents arbres permettant de choisir quelque chose en fonction du build joué, cela reste assez linéaire et n’apporte pas de réels changements aux personnages. Ressemblant plus à une sorte de support des choix faits dans la construction du personnage.

Il est également possible d’avoir trois animaux de compagnie, apportant chacun une ligne de statistique à notre personnage et il est possible d’en changer à condition d’avoir suffisamment de tickets (nous ne connaissons pas encore les méthodes d’obtention ni même quel modèle économique aura le jeu). Les développeurs ont déclaré que seuls les cosmétiques seront achetables en argent réel, mais pour le moment cela semble encore un peu flou au vu du fait qu’il existe 3 monnaies différentes dans le jeu.

Undecember permet une re-spécialisation complète du personnage. Gratuite au départ puis demandant quelques ressources une fois passé l’acte 5 du jeu. Il est possible de commencer par un guerrier ayant une arme lourde et finir par un magicien lançant des boules de feu à tout va… à condition d’avoir suffisamment de composants pour réaliser ce changement, car monter une compétence, obtenir les six emplacements de runes, avoir les bonnes couleurs, etc. demande énormément de temps et de ressources.

Ce qui tombe bien, car c’est l’idée que les développeurs ont du jeu. Bien que celui-ci propose des fonctionnalités multijoueur, le jeu reste avant tout un énorme jeu de farm solo. Cela peut prendre du temps pour construire un personnage, il n’est pas question ici d’être full légendaires en 5 ou 6 heures. Cela sera un atout pour certains et un frein pour d’autres n’ayant pas forcément l’envie ou le temps de jeu nécessaire.

undecember boss

Un gameplay plutôt classique

Concernant le gameplay, rien ne sort réellement de l’ordinaire, le déplacement se fait à la souris, les compétences se lancent au clavier et il est difficile de juger la sensation de feedback due à la latence des serveurs basés en Corée.

Toutefois, on peut clairement dire que c’est plus sobre que ce que l’on a l’habitude de voir en Corée, donner un coup d’épée ne veut pas dire que les ennemis se retrouveront à voler dans les airs ou à briller dans tous les sens comme on peut le voir sur un Lost Ark. Il faut prendre en compte que nous ne sommes pas sur un jeu à gros budget et qu’en conséquence ce qui nous est proposé reste très correct.

L’histoire quant à elle est découpée en différents actes, accompagnés de cinématiques et de dessins permettant de rythmer l’aventure, avec toutefois un point négatif car chaque acte est lié à une résistance élémentaire, forçant notre personnage à avoir les niveaux requis et surtout à gérer les résistances dès le début du jeu. Un reproche qui avait été fait à Torchlight 3 et son système de frontières.

Divers environnements sont proposés : désert aride, marécage, montagne enneigée… qui sont découpés en petites maps. La construction est cyclique, on visite quelques zones avant de rencontrer un premier boss, puis de nouveau quelques maps avant de rencontrer un boss venant clôturer l’acte en cours. Là encore il est possible de faire un reproche puisque les boss sont clairement des sacs à PV, ce qui risque de mettre un stop à certains joueurs, les forçant à revenir un peu en arrière pour prendre quelques niveaux ou à revoir la construction de leur personnage. 

Même si pour certains cela ne posera pas forcément de problème, dans l’ensemble cela donne une impression de cassure du rythme.

undecember map

Finalement, ça donne quoi ?

Dans l’ensemble le jeu reste agréable, bien que la localisation coréenne n’ait pas vraiment aidé, forçant à traduire les objets en permanence pour essayer de comprendre comment fonctionnent les sorts par exemple.

Le jeu propose un vrai hack and slash, il n’est pas question de mélanger les genres, pas d’aspect MMO à proprement parler, de moba, ou de tower défense. À peine rentré dans le jeu, on a envie de tuer des mobs et de looter des objets. La construction du personnage repose sur plusieurs points et bien que limitée sur certains aspects cela laisse tout de même de grandes possibilités. 

Petit regret tout de même sur certains points techniques comme le fait de ne pas pouvoir faire glisser des objets, ou encore de remettre l’inventaire dans l’ordre que l’on souhaite, ou tout simplement le manque d’indications sur la compatibilité des runes, seul moyen, les avoir toutes sur soi afin de savoir lesquelles sont compatible entre elles. 

Finalement, c’est surtout le fait de voir l’ensemble des mécaniques ou limitations de la version mobile, comme la consommation des potions automatique (désactivable tout de même) ou encore le lancement automatique du sort principal (là encore désactivable) qui sont le plus gênant. Une vraie version PC aurait été un plus, bien que ce soit compréhensible en terme de développement, au moins cette version a le mérite d’exister.

Mais rien de tout ça ne permet de dire que c’est un mauvais jeu. Il faudra bien évidemment attendre la version anglaise du jeu afin de voir certains points qui auraient pu être loupés à cause de la barrière de la langue, mais Undecember a de quoi se faire une petite place parmi les autres jeux du genre sans pour autant se mettre tout en haut. D’autant plus que contrairement aux autres, le jeu ne se basera pas sur un système de saisons mais sur du contenu ajouté régulièrement.

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